Le site GamesIndustry.biz rapporte une information importante concernant le siège d'Ubisoft France à St Mandé. Selon cette annonce, la direction du groupe a informé ses employés, via un courriel interne envoyé lundi, de l’ouverture de négociations en vue d’une rupture conventionnelle collective (RCC).
Cette démarche s’inscrit dans un cadre légal français bien précis et marque une nouvelle étape dans les efforts de réorganisation engagés par l’entreprise.
La RCC est un dispositif introduit en France permettant aux entreprises de réduire leurs effectifs sur la base du volontariat, sans recourir à des licenciements économiques classiques. Contrairement à ces derniers, la rupture conventionnelle collective repose sur un accord mutuel entre l’employeur et les salariés, négocié avec les organisations syndicales représentatives.
Dans le cas présent, Ubisoft précise que cette proposition n’est pas une décision unilatérale immédiate, mais bien le début d’un processus de négociation. Aucune suppression de poste ne pourra être actée tant qu’un accord collectif formel n’aura pas été conclu avec les syndicats, puis validé par les autorités françaises compétentes.
Selon les informations relayées, cette rupture conventionnelle collective pourrait concerner jusqu’à 200 postes en France. Il est important de noter que la mesure viserait exclusivement les employés d’Ubisoft International disposant d’un contrat de travail français.
Les autres entités du groupe, notamment les studios et filiales situés à l’étranger, ne sont donc pas directement concernées par cette annonce à ce stade.
Ubisoft n’a pas encore détaillé les services ou métiers potentiellement touchés, ni le calendrier précis des discussions. L’entreprise insiste toutefois sur le fait qu’aucune décision définitive n’a été prise, et que tout dépendra de l’issue des négociations avec les partenaires sociaux.
Cette annonce intervient dans un contexte global compliqué pour Ubisoft. Depuis plusieurs mois, l’éditeur fait face à des résultats financiers en demi-teinte, des reports de projets majeurs et une pression accrue pour restructurer ses activités. Comme de nombreux acteurs de l’industrie du jeu vidéo, Ubisoft cherche à adapter ses coûts et à réorganiser ses équipes pour faire face à un marché de plus en plus concurrentiel et instable.
La RCC apparaît ainsi comme un outil de flexibilité, permettant à l’entreprise de réduire ses effectifs sans passer par des licenciements contraints, tout en offrant aux salariés volontaires des conditions de départ négociées.
Il convient de souligner que cette annonce ne signifie pas une suppression immédiate de 200 postes. Le processus reste conditionné à plusieurs étapes clés :
-
des négociations approfondies avec les syndicats,
-
la rédaction d’un accord collectif détaillant les modalités de départ,
-
et enfin la validation de cet accord par l’administration française.
D’ici là, la situation reste évolutive, et Ubisoft devra composer avec les attentes de ses employés, des représentants du personnel et des autorités.
Sans surprise, cette information risque de susciter de fortes inquiétudes en interne, dans un secteur déjà marqué par de nombreuses restructurations ces dernières années. Elle pose également la question de l’avenir à moyen terme d’Ubisoft en France, pays historiquement central pour le groupe.
Pour l’instant, l’entreprise se veut prudente dans sa communication, parlant d’une proposition en discussion plutôt que d’un plan acté. Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour connaître l’ampleur réelle et les conséquences concrètes de cette rupture conventionnelle collective.
Ajouter un commentaire
Commentaires