Alors que l'industrie du jeu vidéo accélère sa transition vers le numérique, le PDG de GameStop, Ryan Cohen, assure que cette évolution n'inquiète plus l'entreprise. Dans une interview accordée à Bloomberg, il explique que le modèle économique de la chaîne a profondément changé au fil des années.
Interrogé sur l'impact de l'arrivée de consoles sans lecteur de disque et des jeux exclusivement numériques, Cohen répond sans détour : « Ça n'a absolument aucune importance. Les logiciels, ça comptait autrefois. Aujourd'hui, les logiciels représentent moins de 12 % de l'activité, tandis que les objets de collection en représentent plus de la moitié. Donc, c'est totalement, totalement hors de propos. »
Selon lui, GameStop ne dépend plus principalement de la vente de jeux vidéo physiques, mais s'appuie désormais largement sur les produits dérivés et les objets de collection.
Au cours de cet entretien, Ryan Cohen est également revenu sur son ambition d'acquérir la plateforme eBay, tout en dénonçant ce qu'il considère comme une hostilité persistante envers son entreprise.
« Parce que tous les médias veulent que GameStop fasse faillite. »
Il s'interroge sur les critiques visant aussi bien l'activité de GameStop que ses projets de développement et défend une vision entrepreneuriale fondée sur la prise de risque.
« Il n'y a rien de plus américain que GameStop qui engage ses fonds propres... Si l'entreprise réussit, on gagne de l'argent. Si elle échoue, on en perd beaucoup. »
Ryan Cohen conclut en se demandant pourquoi, selon lui, une partie des observateurs semble souhaiter l'échec de son entreprise, alors que celle-ci investit son propre capital pour poursuivre sa transformation.
Ces déclarations illustrent la volonté de GameStop de montrer que son avenir ne dépend plus uniquement du marché des jeux physiques, malgré les profondes mutations que connaît aujourd'hui l'industrie du jeu vidéo.
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