Alors que l'intelligence artificielle suscite de nombreuses inquiétudes dans l'industrie du jeu vidéo, notamment concernant l'avenir des emplois créatifs et techniques, Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, estime que ces outils doivent avant tout servir les professionnels plutôt que les remplacer.
Le dirigeant considère que l'IA peut apporter une véritable aide aux développeurs, concepteurs et autres créatifs, mais qu'elle ne doit pas se substituer à leur travail. « Nous pensons que la technologie peut stimuler leur créativité, mais nous ne pensons pas qu'elle puisse ou doive la remplacer », a-t-il déclaré. « La technologie doit faciliter l'innovation pour nos créatifs les plus brillants. Qu'on le déplore ou non – et je pense que c'est plutôt un avantage –, ces outils ne remplaceront personne. »
Strauss Zelnick a également évoqué les économies que certaines entreprises du secteur espèrent réaliser grâce à l'intelligence artificielle. Il souligne que plusieurs concurrents de Take-Two annoncent déjà des possibilités d'économiser des centaines de millions de dollars grâce à cette technologie.
Take-Two adopte cependant une approche différente. L'objectif n'est pas de réduire les coûts de production, mais d'utiliser l'IA pour améliorer les jeux et permettre aux équipes de développer des projets plus ambitieux.
« J'ai toujours dit que l'histoire des nouvelles technologies dans le secteur du divertissement interactif est marquée par des gains d'efficacité et la possibilité de réaliser des projets toujours plus ambitieux », explique Zelnick. « En réalité, nous ne réduisons pas les coûts, mais nous pouvons améliorer sensiblement la qualité. »
Cette position place donc Take-Two parmi les entreprises qui souhaitent utiliser l'intelligence artificielle comme un outil supplémentaire au service de la création. Pour Strauss Zelnick, les gains d'efficacité apportés par l'IA doivent avant tout permettre aux équipes de consacrer davantage de ressources à la qualité et à l'ambition des jeux.
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